ACCORDS ET DESACCORDS :Quand j'ai appris qu'il y aurait un contrôle fiscal dans la boîte où je travaille, j'ai aussitôt pensé : Anna, ma vieille, ça va encore être pour ta pomme ! Eh bien, ça n'a pas loupé. J'allais passer la semaine à étudier des registres de comptabilité en compagnie d'un inspecteur besogneux. Triste perspective ! Sauf que le lundi matin, j'ai vu débarquer un jeune type aux yeux bleus et au sourire craquant. Avant même de lui dire bonjour, j'étais amoureuse ! Puis l'horreur : je découvre que Michael est père célibataire d'un marmot de dix mois... Je hais les enfants ! Je me suis promis de ne jamais en avoir, ce n'est quand même pas pour supporter celui d'une autre ! Cela remettrait en cause trop de certitudes...
** Terriblement drôle ! A lire, je vous le conseille !!! Je l'avais acheté par hasard et lu une partie du premier chapitre dans le magasin, ce qui m'avait décidé à l'acheter. C'est nettement plus drôle qu'un livre de Sophie Kinsella, par exemple, car beaucoup moins axé sur le côté fashion victim. L'héroïne est très très drôle, et il y a des passages, des petites phrases qui me faisaient glousser toute seule !
Note : 3/3
Un extrait :
" [...] Je cultive un certain fétichisme vis-à-vis des livres. Je n'aime pas les livres cartonnés. Ils sont comme certains mecs : inflexibles, peu maniables et carrément inutilisables au lit. Je donne exclusivement dans le livre de poche. Pour poursuivre l'analogie avec les hommes, les livres de poche sont tendres, souples, et surtout transportables. Mais pour qu'ils aient une chance avec moi, il faut qu'ils soient en parfait état, c'est-à-dire vierges - les livres, pas les hommes. Dans une librairie, j'examine chaque exemplaire d'un même titre pour être certaine d'en trouver un sans aucune marque de doigt, ni page cornée, ni pli. Autrement dit, un livre qui ait l'air de ne pas avoir été touché. Et je le conserve dans cet état. Certaines personnes s'empressent de casser la reliure, afin de pouvoir tenir le livre d'une seule main et garder l'autre libre. (Mais non, pas pour ça ! Je pensais plutôt à tenir une cigarette ou à grignoter quelque chose.) Je connais des gens, et ça me fait de la peine de les dénoncer, qui marquent leur page en en repliant le coin. J'ai même connu quelqu'un, au demeurant fort sympathique, qui avait une fâcheuse tendance à faire des annotations dans la marge. Au crayon, soit, mais rien que l'idée me donne des frissons. Aucun de mes amis n'ose emprunter mes livres. Ils ont trop peur de ne pas me les rendre nickel et n'ont pas envie de rompre une belle amitié. Quand j'étais petite, alors que la plupart de mes copains rêvaient de devenir astronautes ou pop stars, je voulais être libraire. Je répertoriais tous mes livres dans des fichiers et je leur attribuais un numéro à l'aide d'un tampon Mako. Pour rien au monde je ne les aurais prêtés. Je ne pouvais pas courir le risque de les récupérer endommagés. [...]"
ou encore une petite phrase prise dans le livre : " [...] Encore une chose que ma grand-mère m'a léguée : elle disait toujours qu'il était criminel de perdre son temps à faire la poussière alors qu'il y avait encore tant de livres à lire. [...]"

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